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Le tartre, les produits tartriques et quelques applications
Depuis la création de la Maison FAURE, elles sont au nombre de quatre :
• détartrage des cuveries.
• achat de tartres de vins et dérivés.
• vente des matières premières.
• vente des produits finis tartriques.

Ces activités sont étroitement connectées entre elles, suivant une règle tacite : très souvent, les fournisseurs de matières premières deviennent clients pour les produits finis. Ainsi le tartre, dépôt du vin, y retourne sous forme de produits raffinés en un cycle naturel sans fin.

Pourtant grandes consommatrices de vin, les civilisations antiques ne se souciaient pas plus d'hygiène vinaire que de valorisation des tartres. Ce n'est qu'à la Renaissance, avec la généralisation de la futaille dans les chais, que l'on rencontre les premiers détartreurs de foudres. Ceux-ci usent de la "martelette" (hachette de tonnellerie) pour le décroûtage des douelles et des fonds de tonneau. Trois siècles durant, le tartre ne connaîtra pas d'autres modes d'extraction.
Mais dans la seconde moitié du XXe siècle, la mécanisation gagne le détartrage. Peu à peu, l'usage de la martelette tombe en désuétude, supplanté par des techniques plus productives et mieux adaptées aux nouvelles cuves en ciment. Le détartrage à la flamme (au chalumeau) est la première d'entre elles. Sous l'effet de la chaleur, le tartre se dilate avant de se détacher des parois, puis on le fait chuter à l'aide d'une raclette.
Parfois, l'épaisseur de tartre s'avère trop importante pour être sectionnée au chalumeau. Le détartreur a alors recours au burineur pneumatique, seul outil susceptible de casser la couche de tartre à froid. Il s'agit là d'une autre technique qui, le cas échéant, peut intervenir en complément de la précédente.
Martelette, chalumeau, burineur, ces trois instruments d'extraction "classiques" ont fait leurs preuves et permettent, en outre, de récupérer le tartre à l'état solide et sec. Cependant, au milieu des années 1980, l'adoption conjointe de supports (acier inox, revêtements plastique) et méthodes "hygiéniques" sonne le glas des détartrages mécaniques.
A l'origine de cette disparition programmée, on trouve un détournement de moyens. S'inspirant en effet d'un procédé employé en laiterie, des chercheurs et techniciens vinicoles ont ouvert la voie à un détartrage chimique des cuves à vin. Lequel, à l'instar des autres alcools, présente un pH acide. La méthode consiste donc à attaquer le tartre avec une solution basique et alcaline, afin de le décrocher du support par aspersion-ruissellement. Appliquée au ciment, à l'inox, mais aussi au bois, la technique a obtenu des résultats étonnants, notamment une amélioration de l'état sanitaire des cuveries.

Partant, les désagréments inhérents aux procédés d'extraction classiques ne sont plus qu'un lointain souvenir. Certes en net recul, ces derniers n'ont pas été écartés pour autant car ils sont un peu moins onéreux. Disons simplement qu'aujourd'hui, et pour quelques années encore, le détartreur dispose d'un éventail de choix plus large allant du chalumeau au cône d'aspersion, jusqu'au surpresseur à eau chaude utilisé sur les couches de très faible épaisseur.
Nous venons d'évoquer, en substance, toutes les techniques professionnelles de détartrage des cuves à vin. Chez FAURE, la substitution du chimique au mécanique s'opère en douceur, soutenue par l'image positive des systèmes "Eco-Tartres" et "Eco-Spray" En 2006, la société abandonne (provisoirement ?) le détartrage à façon pour cause de rentabilité insuffisante. La prestation est désormais assurée en nom propre par l’un de nos anciens détartreurs.

L'approvisionnement en matières premières s'effectue à la source, aussi bien dans les caves (coopératives et particulières) de vinification ou de stockage, qu'auprès des négociants (environ 300 fournisseurs). Toutes les grandes régions viticoles sont visitées : Champagne, Alsace, Val-de-Loire, Jura, Bourgogne, Savoie, Beaujolais, Charentes, Bordelais, Ardèche, Côtes-du-Rhône, Côtes-de-Provence, Sud-Ouest, Languedoc-Roussillon.

LOgistique Faure

Voilà une dizaine d'années, ce dispositif a été renforcé par l'apport de collaborateurs champenois, alsaciens et charentais.
Les produits finis sont issus de fabricants, français et italiens, acheteurs réguliers de matières premières. En France, le principal transformateur est la Société Française des Produits Tartriques, Etablissements Legré-Mante, basée à Marseille. FAURE S.A. distribue ces produits à des revendeurs régionaux, qu'il s'agisse de laboratoires, d'instituts ou de stations oenotechniques.
Hormis l’oenologie, les industries agroalimentaire, pharmaceutique et des BTP constituent les autres marchés importants, desservis par nos revendeurs.

Parallèlement à ses activités liées au secteur vitivinicole, la société FAURE a développé une branche « transport public », spécialisée dans le frêt volumineux et basée en Normandie pour des raisons historiques.

Conditionnement des produits finis